Antoinette Ohannessian & Toni Negri
n°13

Toni Negri est retourné en Italie (donc en prison) le 1 juillet 1997 après avoir vécu comme exilé politique en France pendant quatorze ans. Rentré de son plein gré avec la volonté de contribuer, par ce geste, à la résolution du problème des exilés et des détenus poursuivis ou condamnés pour des faits survenus au cours des « années de plomb ». Aujourd’hui encore toutes les nuits pour lui se passent en prison. Ayant souhaité connaître son point de vue sur la guerre, il nous a reçus au nom des amitiés profondes qu’il avait su lier en France.

Antoinette Ohannessian est arménienne ; elle vit et travaille en France. Ce petit bout de couverture kaki que je lui avais acheté il y a quatre ans pendant le siège de Sarajevo est représentatif de son expression artistique : la forme est modeste, presque dérisoire, mais ce qui est dit sur un ton léger est grave et important. J’ai apporté la petite couverture à Toni Negri.

10000 copies de ce Point d’ironie ont été distribuées lors de l’ouverture de la Biennale d’Art Contemporain de Venise en juin 1999.